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Amende requise contreles faucheurs d’OGM à Toulouse

Toulouse juin 7th, 2008

Suite au Jugement de faucheurs militants anti-OGM à Toulouse, des peines de 180 jours-amende et de un à deux mois de prison avec sursis ont été requises vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse à l’encontre de 41 faucheurs volontaires, dont José Bové, poursuivis pour destruction de maïs transgénique en Haute-Garonne en 2006.

Le procureur de la République Michel Bometon a demandé une peine de 180 jours-amende à 100 euros contre quatre faucheurs d’OGM récidivistes, dont le leader altermondialiste.

Il a requis deux mois de prison avec sursis contre trois faucheurs volontaires et un mois avec sursis contre les 34 autres prévenus, poursuivis pour destruction de biens, pour avoir arraché plusieurs hectares de maïs OGM (MON 810), en juillet 2006 à Ox et à Daux (Haute-Garonne).

Ces réquisitions interviennent au lendemain de la relaxe de 58 militants anti-OGM jugés en correctionnelle à Chartres pour le fauchage d’une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir), une décision contre laquelle le parquet a annoncé vendredi qu’il allait interjeter appel.

Après avoir regretté que “le débat se soit transformé en guerre de religion”, le procureur a déclaré aux 41 militants anti-OGM: “Ce ne sont pas vos idées, mais vos actes qui font de vous des prévenus”. Il a rejeté le principe d’”état de nécessité” mis en avant pour justifier les fauchages.

Jugement de faucheurs militants anti-OGM à Toulouse

Toulouse juin 5th, 2008

Aujourd’hui et demain à Toulouse, 41 militants anti-OGM, dont le militant altermondialiste José Bové, vont comparaître devant le tribunal correctionnel pour avoir fauché, le 31 juillet 2006, une parcelle de maïs transgénique MON810 à Saint-Hilaire (Haute-Garonne) et une parcelle d’essais du semencier Pioneer à Daux, au nord de Toulouse.

Comme l’a déclaré José Bové hier, ce procès est “étrange” : “On se retrouve dans un contexte un peu particulier”, puisque les prévenus seront “jugés pour la destruction d’un maïs qui a été retiré du marché parce que jugé dangereux pour l’environnement et la santé”. En effet, la clause de sauvegarde sur le MON810 a été décidée en janvier dernier.

Il a ajouté : “Que va faire la justice ? Elle va devoir juger des gens qui ont eu raison trop tôt, qui ont amené les pouvoirs publics à prendre la décision qui s’imposait concernant ce maïs.”

Le tribunal correctionnel avait reporté le procès en mars 2007 en raison de la candidature de José Bové à l’élection présidentielle, puis en octobre 2007 en raison de la proximité du Grenelle de l’environnement. Que va-t-il décider aujourd’hui ?…

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